Aujourd’hui quand la Nation Métis du Québec parle ou se réfère à sa propre définition culturelle de ses communautés Métis, elle parle de communautés familiales Métis, des communautés de gens. Comme dans le passé et toujours dans le présent, les communautés Métis ne sont pas définies par un espace terrestre et temporel. Les Métis n’avaient pas vraiment des communautés physiques établies sur un territoire mais des communautés de gens à partir des ses clans familiaux répartis et occupants l’ensemble du territoire de la province de Québec. Les communautés Métis étaient toujours en mouvement et s’établissaient temporairement aux endroits ou leurs occupations traditionnelles et saisonnières les amenaient sur le territoire.
Pour des raisons strictement administratives la Nation Métis du Québec organise aujourd’hui des communautés et des régions administratives parallèles à celles du gouvernement du Québec pour faciliter et organiser un nombre de ces citoyens/nes.qui résident maintenant dans des endroits fixes. Les membres des communautés familiales Métis vivent toujours dans des communautés paroissiales établies sur des territoires qui ont toujours été occupés par des Métis.
Jamais les citoyens/nes de la Nation Métis du Québec accepteront que leurs communautés historiques ou contemporaines soient définies comme des communautés physiques établies sur un espace terrestre restreint et qu’elles soient désignées dans une enclave périmétrique bien mesurée en pouces et en pieds, puis identifiées et baptisées selon des lois seigneuriales et paroissiales européennes. Ce concept de communauté n’existe pas et n’a jamais existé chez les Métis et chez les Premières Nations. Ce n’est que dans quelques cas au Québec et de d’autres villages formés qu’au tournant du siècle que des clans familliaux des familles Métis se sont établis en permance dans ces villages et que la majorité de la population de ces villages du Québec sont des Métis.
Cette définition seigneuriale et paroissiale de communauté physique à débuté et a été imposée par les gouvernements colonialistes pour définir et contrôler la population des communautés des Premières Nations et dissimer la polulation Métis lors de la création de la plupart des réserves indiennes en 1852, suite au rapport Durham. Cette définition seigneuriale de communautés dites historiques n’a pas reçu preneur de la part des citoyens de la Nation Métis du Québec car les Métis ont continué à se regrouper et voyager en familles itinérantes, toujours rejetés par les Premières Nations restreints sur réserves et surtout par les Canadiens Français.
Le concept de communauté physique locale, fixe et permanente ne fait pas et n’a jamais fait parti de la structure organisationnelle des Métis et des Premières Nations. Une communauté Métis historique à toujours été basée sur le nombre de clans familiaux qui forment une communauté de gens.
Une communauté Métis historique selon des bases culturelles Métis n’est pas définie par un lieu physique restreint comme celles qui étaient créées par les canadiens Français du système seigneurial pour se protéger justement des invasions des Métis et des Premières Nations.
La définition historique de l’arrêt Powley contredit donc par conséquence la définition culturelle Métis de ce qu’est une communauté Métis. Une communauté historique Métis est une communauté de gens à partir de ses clans familiaux . Les membres des familles Métis forment et définissent une communauté Métis toujours en mouvement.
Le cycle des mouvements saisonniers des clans familiaux empiétait même dans d’’autres provinces après la destitution du Haut et du Bas-Canada en provinces du Canada. Les liens familiaux Métis ne sont pas fixes dans une communauté physique et locale, mais s’étendent aussi loin qu’ils y a maintien des liens familiaux. Hors les membres d’’une même famille Métis pouvaient vivre à différents endroits physiques en même temps mais ils faisaient tous partie de la même communauté de gens donc de la même communauté Métis, une vraie communauté culturelle historique Métis. |